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Description du blog :
Blog destiné à analyser et à faire progresser l'enseignement de la communauté française de Belgique.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
03.02.2007
Dernière mise à jour :
03.02.2007

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L'échec scolaire en question (forum du Soir)

L'échec scolaire en question (forum du Soir)

Publié le 03/02/2007 à 12:00 par enseignement
Comme d’autres collègues, j’aimerais réagir à la Carte blanche de Didier Bronselaer, publiée dans vos colonnes le 4 janvier dernier.
L’échec scolaire n’est pas une donnée à étudier loin des salles de cours à coup de grandes théories psychopédagogiques ; il y en a marre des discours culpabilisants des théoriciens et des pouvoirs publics mettant toute la responsabilité des échecs des élèves sur leurs professeurs.
J’ai déjà entendu certains d’entre eux soutenir que les enseignants, de manière inconsciente, corrigeaient les examens en ayant une courbe de Gauss à l’esprit, parce qu’il est logique que dans chaque classe il y ait un certain nombre d’échecs… Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Je pense pouvoir parler au nom de la majorité des enseignants quand je dis que le souhait de chacun d’entre nous est de ne pas avoir d’échec. Pourquoi ? Parce que l’échec, s’il est difficile à vivre pour l’élève, l’est tout autant pour l’enseignant qui a tendance à se l’approprier. En effet, si malgré les heures passées à expliquer certaines choses, à trouver les exemples appropriés, à évaluer, réexpliquer, les élèves échouent… n’est-ce pas de notre faute ? La première réaction de tout enseignant face à l’échec de ses élèves est toujours la remise en question : ne faut-il pas changer sa méthode de travail, simplifier certains points, changer d’exemples, être plus concret, etc.
Mais, aujourd’hui, le taux d’échecs a tellement augmenté (je me retrouve dans certaines classes avec 75% d’échecs) qu’il faut chercher l’explication ailleurs. Il est temps de se poser les bonnes questions pour éliminer les causes de l’échec scolaire. Et finalement, rien ne serait plus facile, si on voulait bien prendre le temps de s’y attarder.

La première cause de l’échec scolaire aujourd’hui est sans conteste la fainéantise de nos élèves. Or, si un enseignant peut beaucoup pour aider ses élèves, il y a quand même une chose qu’il ne peut pas faire c’est étudier et travailler à leur place.
Nos élèves ne connaissent plus la valeur de l’effort et du travail bien fait. Ils se contentent de peu et travaillent très souvent de manière très superficielle. Pourquoi ? Parce que, dès le début de leur parcours scolaire, on les ménage beaucoup trop. Certes, trop de devoirs ce n’est pas bon mais pas de devoir c’est irresponsable ! C’est dès leur plus jeune âge que les écoliers vont apprendre que pour connaître des choses, pour avoir de bons points, il faut fournir un effort et donner de soi-même. C’est aussi grâce aux devoirs et aux préparations qu’ils vont, au fur et à mesure, apprendre à gérer leur temps de travail (notamment par rapport à leur temps de loisirs) et à organiser leur travail en fonction des priorités. Reporter ce genre de responsabilités au deuxième degré du secondaire c’est bien trop tard. Résultat : en 5ème et 6ème année du secondaire, nombre de mes élèves récoltent des zéros pointés pour devoir non fait !
La deuxième cause de l’échec scolaire, à mon avis, c’est le problème de la maîtrise très insuffisante voire inexistante de la langue française.
Cela se traduit de deux manières dans les évaluations : premièrement, les élèves ne comprennent pas certaines questions, par conséquent, ils ne répondent pas toujours à la question posée. Deuxièmement, l’enseignant ne comprend pas ce que l’élève écrit : orthographe effroyable, écriture phonétique, pas de ponctuation, problèmes de syntaxe et de conjugaison, etc.
Comment en est-on arrivé là ? On nous a inventé, il y a plusieurs années, l’idée qu’il y avait mieux que la bonne vieille dictée (qui, paraît-il, traumatisait les élèves) pour apprendre l’orthographe. Parallèlement, on a estimé qu’il fallait, dès le début de l’école primaire, fixer l’apprentissage du français sur la recherche du sens et de l’expression orale, c’est ce qu’on appelle la méthode globale. On a aussi estimé qu’il fallait, en matière de lecture, privilégier une littérature dans laquelle le rapport à la langue est plus basique, plus concret (vive la BD et exit la littérature classique !) ; mais comme il ne faut pas que les élèves aient trop de travail à la maison, il ne faut pas leur faire lire trop de livres.
Eh bien, laissez-moi vous dire, messieurs les théoriciens, que cette nouvelle manière d’apprendre le français, fait de nos élèves de fin du secondaire de parfaits illettrés !

Bien sûr, il faut que l’école s’adapte aux évolutions de la société. Mais, les savoirs de base, ceux qui forment l’esprit critique, la capacité à raisonner et à apprendre sont toujours les mêmes aujourd’hui qu’hier. Les exigences des enseignants à cet égard devraient également toujours être les mêmes.
L’école est le seul lieu qui peut et qui doit faire découvrir à l’élève l’ailleurs, l’avant, l’autre pour lui permettre d’analyser et de comprendre la société dans laquelle il vit. Et penser qu’il faut à tout prix veiller à intéresser les élèves à la matière en leur parlant d’eux-mêmes, de leurs centres d’intérêt et de leur environnement immédiat, c’est altérer leur capacité à prendre du recul par rapport au monde qui les entoure et cela n’en fera pas des citoyens responsables.
Or, l’école n’est-elle pas le lieu d’apprentissage par excellence de la démocratie ?

A quand une réforme de l’enseignement qui tienne compte de ce qui se passe dans les classes et qui répare les erreurs du passé ?



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aziz55 le 07/09/2008
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sans oublier les voitures de http://www.twinibila.com


Thierry De Cuyper le 07/12/2008
Je découvre horrifié les propos de ce professeur qui « travaille » avec nos enfants et qui est payé par nos contributions pour éduquer, apprendre à nos élèves des tas de choses. Et je découvre une personne avec un vrai mépris de nos enfants, les traitants de fainéants, accusant ses collègues des petites classes d’insuffisance, de trop « ménager » nos enfants. Ce professeur ne semble pas être gêné de mettre 75% de sa classe en échec. Si c’est ce type de professeurs que nous engageons pour s’occuper de nos enfants, je demande qu’on nous rende notre argent. Nous, parents, organiserons bien mieux que l’Etat, avec notre argent, des meilleures écoles, respectueuses de nos enfants, avec des professeurs qui les apprécient. Pas étonnant que tant de nos enfants sont dégoutés de l’école. Pas étonnant que notre système d’enseignement a des si mauvais résultats dans des tests internationaux. Comment ils font, les pays scandinaves avec des écoles où l’échec est quasi absent, pour obtenir de meilleurs résultats ? Ils aiment leurs enfants. Ce qui manque à beaucoup de nos « professionnels de l’éducation ». Quant à la Belgique, elle a oublié ses obligations en matière d’éducation à l’égard des enfants. Ils ont droit à un enseignement épanouissant pas à une institution méprisante et agressive à l’égard de nos enfants. Qui sont les fainéants, les enfants ou certains professionnels adultes à qui on n’ose plus rien demander. Qui travaille le plus, les élèves et leurs parents ou les professeurs ?


Anonyme le 28/09/2009
bon continiation mon pote